Charles
Sanchez







Il est impossible de parler du travail de Charles Sanchez sans commencer par son obsession chimique pour le contrôle de la matière. De sa maîtrise de la fonderie de bronze, en passant par le soin accordé à la confection de ses moules, jusqu'aux poudres qu'il assemble pour toutes sortes d'expériences.
Ses installations témoignent d'un chao externe intrinsèquement savamment réglé par un travail d'atelier d'acharnement vers la perfection d'une technique.
Les pièces de Charles Sanchez se vivent comme une expérience. Que le ressentiment soit positif ou négatif, on n'y reste certainement pas indifférent.
Comme une gêne du dérèglement ou un attrait inexpliqué pour l'esthétique noirceur, sa cynique danse hante la ronde poétique.

Léa Roch




Charles Sanchez a un geste radical sur sa carcasse de voiture à qui il redonne une noblesse poétique, sorte de bricoleur fou qui flirte avec le danger.

Marie-Elisabeth de La Fresnaye




Electro-masseur, boomerangs, marteau piqueur, vibromasseurs, chalumeaux, bombonne de gaz, serre-joints, clés à molette, catapultes… Tous ces objets ont comme horizon la menace, même s’ils sont agrémentés de plâtre, de bronze, de résine, même s’ils sont quelquefois drolatiques. Mad Max chez les Schtroumpfs : dixit Arnaud Labelle-Rojoux !

Bernard Marcadé